Cher Marceau
"Continuité du service". La belle affaire.
Rien ne t'empêchait, éminent Camarade, de poursuivre le blog pendant que je profitais avec Cathrine d'une semaine de congés en Bretagne. Très hors de propos, cette mise en cause, venant d'un artisan des congés payés. On en reparlera.
"La Bretagne? Mais quelle Bretagne?"
Celle-là, Marceau :
... Et on pourrait en ajouter cent autres, de cette Terre noble qui mériterait aussi d'être "Grande". Curieux comme ces landes baignées par la mer imposent leur sérénité à tout l'Ouest, au point que les mafias russes lui ont préféré la côte d'azur... le breton, ringard. "Out", la Bretagne. A noter que le business se passe du concours de la mafia pour agresser le paysage breton, lui imposer le défiguration sans laquelle il n'est point d'économie. Et que ce qui ne choque plus en PACA continue de surprendre en Bretagne.
A noter aussi que la photo du bas a été prise à La Turballe, dont l'appartenance à la Bretagne, ainsi que la Loire Atlantique, fait toujours débat.

Tarte à la crème, la Bretagne vacancière, plages, crêperies, coopératives portuaires de vêtements bretons (Armor Lux), porcelaines à rayures et gâteaux. Camarade Pivert, parole de qui supporterait à peine une demi-heure de navigation en mer sur un chalutier, la Bretagne, ce sont avant tout ses pêcheurs et ses paysans; discours au doux parfum basiste, ouvriériste, pourquoi pas, never mind : discours de réalité.Et nous revoilà aux prises avec cet impensé qui sculpte nos vie sans en avoir l'air :
LE QUOTIDIEN.
C'est à dire, pêle-mêle, le jardin, les fotinias prometteurs, les mimosas qui hésitent, Chantal, la factrice sevranaise, et sa "bise de Pâques" d'hier, la crise, les licenciements, les séquestrations de patrons et cadres qui se voient enjoints de présenter leurs plans sociaux comme imposés par la crise, quand ils ne le sont que par les actionnaires, les journaux de France 2 qui consacrent huit minutes sur trente à la libération d'otages en mer, normal, ils étaient français, le RER dont la capilotade grimpe en intensité chaque jour, Ariane et ses envies de journalisme, Emmanuel dans le tourbillon politique pichrocolien.
Mais oui, Marceau, mon Camarade Pivert, Emmanuel est socialiste. Si tu entends par là un socialisme qui, pour mon désespoir et paradoxalement, s'affranchit de toute appartenance partidaire. Tant sa génération, rejointe par toutes les autres, associe l'état calamiteux de "la gauche" à la contre-performance militante des Partis (qu'ils soient socialiste, communiste ou trotskyste) censés la composer, ce qui n'a rien d'absurde mais ne peut à soi seul expliquer le drame actuel. Ce socialisme-là voudrait tirer sa nouveauté d'un état de dispersion comme "la gauche" n'en a plus connu depuis 1905.
Entre lui et moi, tu l'entends peut-être là haut, le débat fait rage aussi.
Ariane n'est pas socialiste, tant il lui importe d'être Ariane avant tout, et c'est déjà beaucoup. Mais rien de ce qui se veut "de gauche" ne l'indiffère; encore une qui ne consentira à un accord politique qu'après l'avoir passé mille fois à la loupe grossissante. On ne la lui fera pas.
Quand on y pense, Marceau, la génération des années 80 - la leur - ne peut penser la politique qu'au travers du filtre engorgé de 1917, 1939 (le pacte, Marceau, le pacte), 1944, 1963 (le mur, Marceau, le mur) 1968, 1981, 1989 (la chute du mur, Marceau), et toutes les années 80. Ajoute à ça l'inédit sarkozyste, ces habits neufs de la bourgeoisie qui, sans faire illusion auprès des jeunes, ont contribué un moment à brouiller les pistes.
Et la crise, aujourd'hui, et les jeunes, premiers à en supporter le fardeau...
Ouais. Je comprends un peu.
A discuter quand tu voudras.
C'est à dire, pêle-mêle, le jardin, les fotinias prometteurs, les mimosas qui hésitent, Chantal, la factrice sevranaise, et sa "bise de Pâques" d'hier, la crise, les licenciements, les séquestrations de patrons et cadres qui se voient enjoints de présenter leurs plans sociaux comme imposés par la crise, quand ils ne le sont que par les actionnaires, les journaux de France 2 qui consacrent huit minutes sur trente à la libération d'otages en mer, normal, ils étaient français, le RER dont la capilotade grimpe en intensité chaque jour, Ariane et ses envies de journalisme, Emmanuel dans le tourbillon politique pichrocolien.
Mais oui, Marceau, mon Camarade Pivert, Emmanuel est socialiste. Si tu entends par là un socialisme qui, pour mon désespoir et paradoxalement, s'affranchit de toute appartenance partidaire. Tant sa génération, rejointe par toutes les autres, associe l'état calamiteux de "la gauche" à la contre-performance militante des Partis (qu'ils soient socialiste, communiste ou trotskyste) censés la composer, ce qui n'a rien d'absurde mais ne peut à soi seul expliquer le drame actuel. Ce socialisme-là voudrait tirer sa nouveauté d'un état de dispersion comme "la gauche" n'en a plus connu depuis 1905.
Entre lui et moi, tu l'entends peut-être là haut, le débat fait rage aussi.
Ariane n'est pas socialiste, tant il lui importe d'être Ariane avant tout, et c'est déjà beaucoup. Mais rien de ce qui se veut "de gauche" ne l'indiffère; encore une qui ne consentira à un accord politique qu'après l'avoir passé mille fois à la loupe grossissante. On ne la lui fera pas.
Quand on y pense, Marceau, la génération des années 80 - la leur - ne peut penser la politique qu'au travers du filtre engorgé de 1917, 1939 (le pacte, Marceau, le pacte), 1944, 1963 (le mur, Marceau, le mur) 1968, 1981, 1989 (la chute du mur, Marceau), et toutes les années 80. Ajoute à ça l'inédit sarkozyste, ces habits neufs de la bourgeoisie qui, sans faire illusion auprès des jeunes, ont contribué un moment à brouiller les pistes.
Et la crise, aujourd'hui, et les jeunes, premiers à en supporter le fardeau...
Ouais. Je comprends un peu.
A discuter quand tu voudras.
Les fins de semaine de pont sont parfois fatales à l' individu qui se repose plus sur ses pensées que sur l'appareil qui décolle le papier
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