dimanche 8 décembre 2024

Que dit-on après avoir vu "En fanfare !" ?


 Après avoir vu ce film produit par Robert Guédiguian, populaire et intelligent, émouvant et sensible, on se dit que le tragique social qui y est décrit l'est assez en lui-même, pour qu'une tonalité plus pessimiste encore soit superflue, une évocation encore approfondie des malheurs de l'industrie du Nord, et de ses travailleuses et travailleurs, face aux délocalisations.

La trajectoire romantique du scénario, proche parfois du conte, sa morale de la musique unificatrice des âmes et des esprits, faces optimistes du film, rien ne fait naufrage. Car la peinture sociale est réaliste, elle ne souffre d'aucun gros trait, et les deux acteurs principaux, Benjamin Lavernhe et Pierre Lottin (avec, en appui, le formidable Jacques Bonnafé), sont admirables. Car le film est simplement crédible.

Mais ce qu'on dit, surtout, par-dessus tout, c'est que la CGT est au coeur de "En fanfare !", et on se sent fier d'en être, jamais à la hauteur de ce qu'exigerait la panade sociale et morale dans laquelle nous pataugeons, mais fier, quelles que puissent être les vicissitudes de la CGT, inhérentes à tout mouvement social collectif, quelles que puissent être ses difficultés.

Longue vie au Nord, longue vie à la CGT.




mercredi 11 septembre 2024

MERCI DAVID DJAÏZ (ou comment un social-démocrate parle de la social-démocratie)

 

Extrait (non-tronqué) d'une intervention de David Djaïz dans l'émission "C ce soir", sur France 5, lundi 9 septembre 2024.
Libre à chacun(e) de faire ce qu'il (elle) veut de la chute, mais le corps de l'intervention a le mérite de la franchise et de la clarté.

Moyennant quoi, Bernard Cazeneuve, eh bien... non merci.
Au travail, d'abord.

« Dieu sait si je suis en désaccord à peu près sur tout avec la France Insoumise, mais voilà un mouvement qui travaille en profondeur, et a des idées sur tout : sur la mer, sur la conquête spatiale, sur le conflit israélo-palestinien, sur la guerre en Ukraine... A côté, je suis désolé, Mesdames et Messieurs les sociaux-démocrates, Mesdames et Messieurs les centristes, c’est un filet d’eau tiède. On est dans un désert des idées. Quand vous avez quelqu’un qui est plus organisé et qui a plus d’idées, c’est normal qu’il prenne le contrôle (…). Le sujet, ce n’est pas Monsieur Mélenchon, qui pousse son avantage, qui est un habile politicien, le sujet, c’est la misère intellectuelle de la social-démocratie, à laquelle pourtant j’appartiens, qui depuis vingt ou trente ans, n’a pensé aucun des grands sujets, la mondialisation, la transformation écologique, l’immigration, les fractures territoriales, les laissés pour compte… Elle est d’une grande pauvreté intellectuelle, et s’il faut se réarmer politiquement, car le mot paraît être à la mode, c’est ce travail qu’il faut commencer. »

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Quelqu'un qu'on sait être qui il est sans se douter qu'il est plus proche de celui qu'il n'a jamais été.