dimanche 8 décembre 2024

Que dit-on après avoir vu "En fanfare !" ?


 Après avoir vu ce film produit par Robert Guédiguian, populaire et intelligent, émouvant et sensible, on se dit que le tragique social qui y est décrit l'est assez en lui-même, pour qu'une tonalité plus pessimiste encore soit superflue, une évocation encore approfondie des malheurs de l'industrie du Nord, et de ses travailleuses et travailleurs, face aux délocalisations.

La trajectoire romantique du scénario, proche parfois du conte, sa morale de la musique unificatrice des âmes et des esprits, faces optimistes du film, rien ne fait naufrage. Car la peinture sociale est réaliste, elle ne souffre d'aucun gros trait, et les deux acteurs principaux, Benjamin Lavernhe et Pierre Lottin (avec, en appui, le formidable Jacques Bonnafé), sont admirables. Car le film est simplement crédible.

Mais ce qu'on dit, surtout, par-dessus tout, c'est que la CGT est au coeur de "En fanfare !", et on se sent fier d'en être, jamais à la hauteur de ce qu'exigerait la panade sociale et morale dans laquelle nous pataugeons, mais fier, quelles que puissent être les vicissitudes de la CGT, inhérentes à tout mouvement social collectif, quelles que puissent être ses difficultés.

Longue vie au Nord, longue vie à la CGT.




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