samedi 25 mars 2023
Réforme des retraites, échec social-démocrate
samedi 25 février 2023
Sauvons l’économie de marché (séminaire 1)
Réunis en séminaire de réflexion, nous sommes unanimement convenus de dresser un court état des dangers qui se présentent devant nous à court terme.
Ce premier séminaire (qui s'est tenu en un lieu tenu secret au début de l'année 2023) est consacré aux deux premiers thèmes de la mort assistée et d'une première alternative possible (et nécessaire) au fameux "mamouth", l'éducation nationale.
Le piège de la "mort assistée"
Derrière la revendication de la mort assistée, ou volontaire, mise en avant par une « Convention citoyenne », s’en cache une autre, mortifère pour la bonne marche de l'économie : celle de soustraire au marché une tranche d’âge qui promet d’être un de ses principaux rouages dans l’avenir proche.
Un corps encore vivant qui disparaît est un manque à gagner, une déstabilisation de l’industrie du mieux-être (pharmacie et parapharmacie) et un attentat contre les établissements d’accueil pour personnes âgées dépendantes (EHPAD). Le corps diminué est, pour nos forces de création économique et de compétitivité, une chance, un terrain de développement et d’éclosion qui leur revient de plein droit. Les en priver serait un mauvais signal envoyé aux investisseurs, pour la seule satisfaction d'esprits faibles et démissionnaires face aux défis du grand âge.
Nous continuerons, par ailleurs, de nous interroger quant au rétablissement de la peine de mort. Des sentences d’exécution en trop grand nombre auraient pour effet délicat de vider nos prisons d’individus plus rentables et disciplinés, dans leur activité productive pénitentiaire, que nombre d’autres en liberté. La prison est un lieu de plénitude de la valeur-travail, il serait dommageable qu’elle fût à la merci d’une application trop rigoureuse de la peine capitale.
Pour autant, si elles recevaient enfin les autorisations nécessaires, des cérémonies d’exécutions ambitieusement médiatisées, régies par des contrats voisins de ceux qui régissent les retransmissions de rencontres sportives (football…), seraient de nature à vaincre nos hésitations. On serait en présence de marchés justes, avec, d'un côté, des contenus extrêmement rentables pour leurs diffuseurs, et, de l'autre, des foules demandeuses de solutions visibles, immédiates et irréversibles, à trop de problèmes qui assaillent leur vie quotidienne, et frustrées de ces solutions depuis 1981.
Le salut du destin individuel et libre, contre celui de l'éducation nationale
vendredi 3 février 2023
Adresse à M. Jérôme Sainte-Marie
Monsieur,
mercredi 28 décembre 2022
"C'EST ECRIT D'AVANCE" : LA VICTOIRE POSTHUME DE GAVRILO PRINCIP.
Sur les Gauches
Refondations, créations, LFI
L'ordre du jour militant et électoral de gauche, depuis les déclins du PCF et du PS, est de "refonder". Toutes les tentatives ont échoué, des Refondateurs communistes aux dissidences socialistes de J.P. Chevènement et du MDC (dans lequel militait l'auteur de ces lignes). Dans un grand marais de gauche surnagent depuis, tant bien que mal, des militant(e)s en attente d'une "nouvelle donne" (le mouvement éponyme ne décollant pas, lui non plus). C'est sur un désespoir de gauche que s'est créé le Parti de Gauche, en même temps que s'affirmait le courant écologiste.
Mais qu'importent, au fond, les refondations échouées, les créations de partis et mouvements, le dernier en date étant La France Insoumise : le plus important est ce qu'ils traduisent, à savoir l'acharnement d'une fraction militante importante se reconnaissant dans la République sociale, pour échapper au PCF et au PS. Autant le dire clairement : à la gauche.
Nous avons rejoint la France Insoumise en soutien à la République, en connaissance et conscience de l'aléa et de la précarité de l'entreprise, de nous-mêmes en tant que militants dans les "groupes d'appui" puis d'"action". Travaillé à "L'avenir en commun". Nous faisons avancer, localement et nationalement, des idées républicaines, avons fait nôtre l'exigence écologique dans la lignée du Parti de gauche, il y a plus de dix ans. Nous essayons de percer les ressorts, dont sociétaux, sur lesquels le capitalisme construit sa survie et contrarie les prévisions régulières de son effondrement. Nous apprenons. L’épreuve du réel est parfois d’une dureté extrême, le vertige nous assaille au détour d’une « République c’est moi » et des répercussions politiques et médiatiques d’un divorce raté. Nous avons éprouvé 6 ans de LFI, ses tensions, distorsions, les aléas du "gazeux" et les périls, plus présents que jamais, de la verticalité. Nous avons des cautions, des points d'appui, ces Livrets thématiques, ce groupe parlementaire travailleur sans relâche, qui secoue l'Assemblée et honore son mandat.
samedi 24 décembre 2022
PREVISIONS EXCLUSIVES POUR 2023
Ces prévisions annuelles sont le fruit d'un travail de plusieurs dizaines d'années. Les précédentes, qui portaient sur l'année 2022, ont été couronnées de succès : plusieurs faits susceptibles de se dérouler en France au soir de 2021 ont bien eu lieu en 2022. Citons notamment 730 000 naissances et 660 000 décès (*), la diminution nette du temps passé à l'hôpital en bonne santé, l'allongement continu du temps de loisir des Français sans qu'ils s'en aperçoivent, l'aide enfin apportée à des premiers de cordées dépressifs pour reconstituer des marges bénéficiaires en déshérence, ou le saut spectaculaire de Mme Marine Le Pen de la deuxième marche de l'élection présidentielle en 2017 à la deuxième marche de l'élection présidentielle en 2022.
Nous continuons donc notre oeuvre d'intérêt public.
Plusieurs prévisions pourront vous sembler déroutantes tant elles vous surprendront : leur objet est justement de vous fournir une arme temporelle à même de vous permettre de maîtriser votre destin.
Bonne année 2023 !
2023, année de l'emploi et du savoir-vivre
. Dès le premier trimestre, des milliers de sans-emploi se verront proposer des postes d'avenir à Doha. Sur place, délivrés de passeports encombrants, libérés des emprises étatiques, ils connaîtront les joies de la vie en collectivité, du coucher au lever, dans des locaux spacieux dotés de lits jumeaux sur trois niveaux, et branchés jour et nuit sur TF1. Pour ces jobs très cool, l’accord passé entre autorités françaises et qataries prévoit un distingo possible entre période d’essai et période décès.
. Au deuxième trimestre, la société "Parnasse" enverra des milliers de jeunes en formation dans un riad de Marrakech, où Dominique, coach hyper cool, souriant et tout ("Dom" pour les jeunes) les initiera aux vertus transcendantales du billet de 100 dollars. Entrés à Marrakech avec le statut de riens-que dalle, ils en sortiront munis du diplôme de DScaïd, et exemptés de stage de formation au Sofitel de New York.
. Contre les nuisances occasionnées par les éoliennes, et soucieux de décarboner l'économie, M. Emmanuel Macron fera voter une loi obligeant tout propriétaire d'un lopin de terre au-delà de 10 m2 à y faire installer un EPR nouvelle génération. La création de 3 millions d'emplois et d’autant de millions d'euthanasies volontaires sur 3 ans est prévue.
2023, année de la culture
. Tout juste nommée Ministre de la jeunesse et de la culture, Mme Line Renaud instaurera un "Passe-passe culture" qui permettra à des jeunes qui n’ont pas su répondre à l’appel de la nouvelle économie, ou ont jugé indispensable de refuser une offre d’emploi de serveur en salle chez McDonald’s, de trouver du réconfort en s’offrant un CD de Michel Sardou à moins 30%,
. Mme Line Renaud ouvrira enfin aux jeunes les portes des Musées, en leur facilitant l'obtention d'un CDD de gardienne ou de gardien,
. Toute nouvelle implantation de centre commercial en zone naturelle artificialisée sera interdite, sauf si le centre commercial accueille une troupe de spectacle vivant devant l’entrée du Leclerc ou du Auchan, à raison d’une heure par semaine (en moyenne),
2023, année du patrimoine
. Pour libérer la mémoire nationale de souvenirs accessoires, les noms des morts des regrettables échauffourées ayant opposé la France et l’Allemagne de 1914 à 1918 seront remplacés, sur les monuments aux morts, par ceux des victimes innocentes d’étrangers en situation irrégulière sur notre sol,
. L’inscription sur la liste des monuments historiques sera désormais ouverte limitativement aux châteaux familiaux excédant 3 000 m2 habitables, 55 hectares de jardins, et dotés de 25 tours minimum certifiées,
2023, année politique
. Gravement mis en cause pour une régurgitation inexpliquée de sa fille â l'âge de deux mois, M. Adrien Quatennens créera le MLAQ (Mouvement de Libération de Adrien Quatennens),
. Dénoncée au sein-même de son groupe pour non-respect du code vestimentaire imposé à tous les parlementaires du Rassemblement National, Mme Marine Le Pen portera désormais un costume bleu et une cravate,
. M. Jacques Attali et M. Jean-Pierre Raffarin travailleront à la création d’un parti politique nouveau et fortement innovant, avec pour objectifs la jeunesse et la liberté,
. La Boisserie, ancienne résidence du Général de Gaulle, sera déplacée dans les jardins du Conseil Régional de Auvergne-Rhône Alpes, ou dans le jardin personnel du Président de la Région. Celui-ci n'écarte pas officiellement d'aller en personne casser la gueule à Xi-Jing Ping,
. M. Jean-Christophe Lagarde créera en 2023 des partis politiques nouveaux et fortement innovants, jeunes libres et pleins d'amis. Il n’en a pas encore fixé la quantité,
. Un Comité et un site « Mélenchon 2032 » seront fondés dès le premier trimestre,
. En phase définitive avec la société, Europe-Ecologie Les Verts créera une commission spéciale contre l'écologie punitive,
. M. Fabien Roussel l'assure, il lira moins mais mangera plus,
. Le Parti Socialiste engagera des démarches en vue de faire annuler le congrès de Tours.
(*) Chiffres des années précédentes, qui pourraient rester valables les années suivantes.
mercredi 14 décembre 2022
Dérèglement climatique à la France Insoumise : ça suffit.
Un mouvement politique de type nouveau comme La France Insoumise ne peut faire l’économie de crises de croissance, après seulement six ans d’existence.
Les deux crises qui secouent le mouvement sont sérieuses, sans revêtir la même dimension. Deux autres sont latentes : la société du spectacle en premier lieu, et la critique, son exercice et son expression, sont et restent des impensés de la FI, non des moindres et potentiellement destructeurs, à leur tour.
La première crise, aussi ancienne que la fondation du mouvement, a trait à son fonctionnement interne. Ni l’appel à la mobilisation, lancé par J.L. Mélenchon pour dépasser les débats et querelles nés de la dernière réorganisation, ni les contestations de la verticalité et appels à la démocratie interne, ne peuvent suffire à ramener de la sérénité au sein de la FI. Les militant(e)s et sympathisant(e)s, oublié(e)s de marque dans cette histoire, attendent, pour le retour à un climat de confiance, un débat, qui, au minimum, doit reposer 1 - sur le desserrement et la transparence, dans la communication des dirigeant(e)s de la FI, et la dissipation de l'épais brouillard actuel autour de la responsabilité politique dans le mouvement, 2 - sur l’absence de tout soupçon de positionnement personnel, en lui-même consubstantiel à l’activité politique, mais qui passe mal dans des situations particulières de crises comme celles que traverse la FI.
Deux conditions sine qua non pour que les bouches s’ouvrent dans un esprit coopératif, et dans un climat intellectuel et politique détendu. Le champ du débat est large.
L’autre concerne Adrien Quatennens. L’affaire a trop duré. Dès sa publicité, elle devenait politique : les actes reprochés à Quatennens étaient graves, coïncidaient avec la conscientisation féministe d’une partie de la société, et avec une lutte féministe permanente pour la maintenir et la renforcer, contre les féminicides et pesanteurs persistantes. Les débats au sein de la FI, où la prise en compte du féminisme a été et reste heureusement forte, étaient inévitables.
Aujourd’hui, la justice s’est prononcée (et le commentaire de la Procureure est éloquent). Quatennens a reconnu sa responsabilité, même maladroitement. Les propos tenus quand l’affaire a éclaté (et il y en a eu, entre le dispensable et le malheureux), les faits intervenus depuis, jusqu’aux plus récents ici-rappelés, peuvent-ils justifier le maintien d’un quelconque statut de paria pour Quatennens, y compris au sein de la FI ? Qu’il mobilise toute sa lucidité, sa conscience, et sa responsabilité, pour donner à son action politique une suite en cohérence avec tous ses engagements antérieurs : très lourde de conséquences, pour lui et pour la FI, mais c’est la voie la plus rationnelle.
En termes pessimistes : c’est la pire des solutions, mais il n’y en a pas de meilleure.
Sur le spectacle : l’association d’un mouvement politique à une kyrielle d’images (la plus récente, et hautement toxique, étant une confession para-psychanalytique de Quatennens, en direct sur une chaîne d’information en continu), et, simultanément, à un désert d’élu(e)s locaux/locales et à des militant(e)s introuvables, est au plus haut point nuisible et, à terme, susceptible d'entraîner sa disparition. Le gazeux soluble dans l’image de masse est, paradoxalement, une preuve d’inexistence, que ne peuvent compenser ni la surface médiatique du leader, ni les unes de journaux ou déballages médiatiques.
Il faut donner de la chair politique et intellectuelle à la FI, ou se résoudre à son évaporation silencieuse. Or elle reste, pour beaucoup, le seul choix politique possible.
Et l'on ne pourra longtemps négliger cet autre paradoxe, dialectique, que la mobilisation et le combat n'anéantissent pas l'esprit critique, mais au contraire l'affûtent et le développent. La critique est consubstantielle à la FI et se cherche, malgré cela, parfois douloureusement, des voies d'expression.
Aucune critique ne freinera la mobilisation si elle est intégrée aux mécanismes de fonctionnement du mouvement. Ce qui implique la double exigence d'ouverture côté premier cercle de direction, et de co-construction en climat de confiance dans les autres strates. Ce climat n'excluant aucune expression, n'appelant aucune censure ni auto-censure : tout réside dans une volonté commune d'écoute, de dialogue, de conviction et d'autocritique. En un mot : dans la confiance mutuelle. Celle, précisément, qui détermine la possibilité ou non de gagner un combat ensemble.
En tout état de cause, il est temps que la raison recouvre ses droits. La FI fait figure d’outil nécessaire, mais conçu hâtivement et maladroitement. Il est temps de revoir la copie pour lui donner ses chances de grandir encore.
A chacun(e), à toutes et tous, de prendre sa part de travail.
mercredi 7 décembre 2022
La Société Générale à l’assaut de la Philharmonie de Paris
Mercredi 7 décembre, à la Philharmonie de Paris. Une salle magnifique, à l'acoustique inestimable, plantée au bord du périphérique, porte de Pantin.
Mercredi 7 décembre, donc, un concert à l’affiche : « Playing for Philharmonie ». Dirigées par le chef d’orchestre le plus en vue du moment, François-Xavier Roth, des œuvres de Brahms, Charpentier, Tchaikovsky, Verdi, interprétées par 350 musiciens, orchestre et chœur. Du grand. On s’en pourléchait les babines.
Bon, il y avait ce titre, « Playing for Philharmonie ». Pourquoi un américanisme, quand « Jouer pour la Philharmonie » eût été bienvenu et suffisant ? Mais on choisit de fermer les yeux.
On les rouvrit, pour découvrir sur le programme que le concert était co-financé par La Société Générale. On tiqua. Le mécénat, cette huile de foie de morue de la culture, qui, à la différence de l’huile, ne guérit de rien. Pire, elle aggrave le mal, sous couvert d’élargir les possibles, d’ouvrir vers du plus et du mieux. Du plus, soit. Du mieux...
On prit place. Un film introductif au concert : les coulisses de cette 12ème édition de « Playing for Philharmonie", qui se termine par un plein écran « Société Générale : l’avenir, c’est vous ». Il aurait été plus honnête de remplacer ça par « Société Générale, notre avenir, c’est vous, vos placements, vos emprunts, vos arriérés bancaires ».
Le concert démarre.
Roth se saisit d’un micro après la première œuvre. Présente le projet "Playing for...". Le mot « challenge » est prononcé une première fois. Pas le mot francophone « challenge » ni son intonation, mais sa version américanisée, « tchallainje ». Le mot se faisait déjà entendre dans le film introductif, ça commençait à faire beaucoup.
Pas si simple.
Car le Maestro termine sa prestation en reprenant le micro, remercie légitimement toutes et tous ses collaboratrices et collaborateurs (dont beaucoup de musiciennes et musiciens amateurs)... et se lance dans un hommage appuyé à la Société Générale. Il faut qu'on sache, dit-il, que jamais le concert n'aurait eu lieu sans la SG, et tout ce que la SG fait pour la culture. Et Roth de la remercier et la faire applaudir.
Nausée.
Restons calme. Avant le début du concert, déjà, une musicienne était venue préciser que la recette du concert serait doublement abondée par la SG, et le tout reversé, pour permettre à 1 200 personnes de venir à la Philharmonie, qui, normalement, n'y auraient pas eu accès.
Membres
Archives du blog
Qui êtes-vous ?
- Kujawski
- Quelqu'un qu'on sait être qui il est sans se douter qu'il est plus proche de celui qu'il n'a jamais été.
