mercredi 27 mai 2009

De l'hypocrisie proverbiale des métaux non-ferreux



























"Il y eut le marché, il y eut un lendemain,
Et puis plus rien"

Marceau, celà fait plus d'un an. En juin 2008, on découvrait, pauvres benêts, que l' économie de la planète était bâtie sur de la valeur artificielle issue des fameuses subprimes. Les banques payaient et se payaient avec de la richesse virtuelle, dans tous les circuits économiques et financiers circulaient des actifs "toxiques", sans réalité. Imagine, Marceau, tu achètes ton pain à ton boulanger à crédit pendant une semaine, lui se sert de ta promesse de paiement pour acheter sa farine, et la semaine passée, au moment de payer, il s'aperçoit que ta monnaie ne vaut rien. Tu ne peux pas le rembourser, lui ne peut pas payer sa farine acquise sur la foi de ton paiement. Tout le monde est dans la panade.

On aurait pu arrêter la tempête en nationalisant Lehman Brothers, quand on a réalisé que ses actifs pourris mettaient son existence en péril, et celle de tous ses créanciers et débiteurs; mais "on" a refusé de sauver Lehman et ainsi administré au monde, et aux plus faibles du monde, une punition qui se mesure en misère, en malheurs, en peur.

On a voulu nous faire peur, c'est bon, les gars, l'Humanité a la trouille, plus aujourd'hui qu'hier.



Quel challenge !
(Marceau, faut prononcer "tchallèneje")








Cher Camarade

L'été a commencé à partir, les jours les plus longs de l'année sont déjà derrière nous.
Souviens-toi, Marceau, c'est encore si proche, ces trois derniers mois où la nuit cédait au jour, un peu plus chaque jour, les jours s'étendaient, ils ajoutaient au temps de vie, au plaisir du lever à découvrir dehors des ciels pacifiques et les végétations en croissance. Oui, vrai, ce mois de juillet qui commence va être beau aussi, jamais rien n'égalera cette échelle qui de janvier à mars nous hisse de l'hiver au printemps, et vers l'été.

Appelle-nous, Marceau, viens prendre un Ricard ou une Suze, et tu verras notre rue et notre jardin, tu verras Cathrine le matin sourire aux arbustes qui poussent et à l'herbe verte qui nous entoure. Elle sourit plus tard aussi mais c'est moins évident. Ca se conquiert, quoi...

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