Ca y est, Marceau, pavé battu par... cinq-cent mille, un million de paires de pieds syndicales, de "gauche", trotskystes ou anarchistes.
Premier premier mai syndical unitaire depuis des lustres; regret qu'il ait fallu qu'on aille aussi loin dans la décomposition du "mouvement social" (syndical et politique), et qu'il ait fallu une telle crise, pour que s'impose enfin le bon sens unitaire.
Et l'unité a été large, Marceau ! Le PSOP aurait existé, il aurait navigué dans ce grand cortège entre CGT, CFDT, FO, CFE-CGC, UNSA, CFTC, PS (bien sifflé), PCF, Parti de Gauche, NPA, LO... et Modem! Oui, Camarade Pivert, tu as bien lu, les démocrates-chrétiens se sont invités aussi. Incongruité explicable par la stature hors-norme de leur Président, de loin le plus intelligent des leaders centristes depuis des lustres. Et le plus à même de ratisser un peu large, politiquement.
Il y avait aussi un bon cortège de Tamouls, ces sri-lankais à propos desquels on parle de nouveau de génocide.
Pour continuer avec ce défilé, je te présente l'actuelle taulière de la maison coco, Marie-George.
Pour elle, l'existence du pcf est justifiée par l'impératif de mettre fin aux horreurs du capitalisme.
Ca devrait relever de l'évidence, du quasi-mécanique, mais, bon sang, c'est l'inverse qui se produit - en tout cas jusqu'à présent : à mesure que s'enchaînent les horreurs capitalistes, le pcf décrépite, tourne de l'oeil, vend ses locaux, perd des élus, des militants...
Femme courageuse à coup sûr, Marie-George. Celà dit, attendre le salut du pcf des conneries du capitalisme en dit long sur l'état intellectuel du Parti. Mais passons.
Lui, c'est Mélenchon
La gau-gauche française, ce chef d'oeuvre ultra- périssable, génère parfois des personnages d'exception à même de la tirer d'imbroglios politiques inextricables. Les dernières décennies n'ont manqué ni de ces situations, ni de ces personnages, comme Chevènement et Mélenchon. Tous deux ont usé leur carcasse au PS et en sont partis, après avoir l'un et l'autre, avec des analyses politiques différentes, diagnostiqué des poisons mortels au sein-même du PS et dans ses évolutions.
Notre grand Parti de la gau-gauche s'empare généralement des idées de ses scissionistes, pour digérer ensuite, dans un même élan, les idées et leurs géniteurs. C'est arrivé à Chevènement, Mélenchon livre une bataille héroïque pour éviter le cap Horn, et le bougre pourrait bien y arriver, quand Chevènement campe une stature de républicain intransigeant qui ne peut plus transiger avec personne, faute d'auditoire... Chevènement a la culture et la patience, Mélenchon y ajoute une dimension libertaire, plus sa faconde colérique et pédagogique.
... Et comment conclure sans mentionner l'immarcescible, l'inoxydable...
... ARLETTE !
La bonne maman de la lutte ouvrière bat le pavé comme aux premiers jours, d'une santé comme peut seule en construire une belle vie militante.
... Et je ne résiste pas, voilà mes deux militantes à moi, les Reines du 1er mai, travailleuses de choc et raisons d'être du défilé, à elles toutes seules :
... Oui, oui, Marceau, bien compris, tu aurais aimé voir leur frimousse, et pour tout dire : moi aussi. Mais les diablesses apprécient peu les objectifs d'appareils photos. Mon drame.
Voilà, Marceau, ce fut une belle journée, jamais aussi belle que le 1er mai 1936, assurément.
Nombreux étaient les poings levés, adoubés par un grand soleil, "L'Internationale" était chez elle partout dans le cortège (oh, pas de mystère, on ne l'a pas entendue chez les cadres et à la CFTC), personne n'attendait le grand soir de ce long parcours de Denfert Rochereau à la Bastille, tout le monde a, comme chaque année, apporté de l'énergie solidaire et fraternelle, de ces petits cailloux qui formeront bien un jour - mais je ne serai plus là - un chemin arboré.
Le rêve, l'utopie, Marceau. On n'en a pas fini avec tout ça !
Ouf, les photos de dos ça passe mieux, tout de suite!
RépondreSupprimerTrès bon, ce blog! Même si la lecture est parfois encore un peu dérangée par la mise en page. Mais bon, pas simple de maitriser blogspot en long et en large...
Je repasserai!
bisous,
A*
c'est qui les deux bombes de dos??...
RépondreSupprimerE