mardi 3 mars 2009

Marchons pour le marché !

"Une pensée pour le marché, un pas vers l'éternité"

Reçu ce texte de Marceau Pivert ce soir : "Je ne vous connais pas. Je me suis battu pour les petits, les faibles, vous êtes un cadre du privé avec salaire moyen-haut, primes et voiture de société. Pour moi, vous êtes de l'autre côté de la barricade !".

De fait, il n'a pas tort, Marceau.
Je lui dois une réponse. Plus tard.

En attendant, Marceau, figure-toi que le Printemps bouscule les bataillons arrières de l'hiver (une "bataille socialiste", qui sait? Ah, ah!). La lumière du jour qui pointe dès 7 heures le matin, ah, je t'assure, Marceau, ça n'annule pas la pesanteur du départ pour le travail mais c'est de la vie en plus, un peu plus d'envie de traverser la journée.
Même en sens unique.
Tiens, du coup, j'ai "tracté" avec des communistes sur le quai du RER. Non, non, Marceau, je t'assure, c'est vrai. Il faisait froid, pas trop de refus de mes tracts, les salarié(e)s aux visages du mardi matin, encore émergents, incrédules, presque. Tiens, se disaient-ils à peine désillés, à peine digérée la bouillie télé- et radio-diffusée du matin, c'est bien le quai du RER B.
Je sais, rien à voir avec la grande époque... Mais le monde n'est plus le même, Marceau... Les "tracteurs" (entends : les ditributeurs de tracts) ne sont plus légions comme au temps où tu "tractais" contre les franquistes. La classe ouvrière est minoritaire dans ma Ville de Sevran, après des décennies de domination, mais la souffrance reste, elle s'est déplacée et diffusée, Marceau. Elle est un peu partout et a toujours cette même détestable source : l'idée que l'individu obéit et ploie sous le joug économique ou se condamne à ne pas exister. Rien à voir avec la grande époque, sauf la même cause. Vérifie, tu m'en reparleras.

Penses-en ce que tu voudras : quand le temps permettra de se promener en chemise et pantalon léger, après la rigueur de cet hiver de crise assassine et avant le matraquage caniculaire, des parcelles insignes et indicibles de bonheur flotteront dans l'air. A moi, à toi, à toute l'Humanité de s'y éveiller.

Tiens, à propos de Sevran...

Voici ce à quoi ressemblera Sevran d'ici quelques années :











Faudrait que je te présente Gaston Bussière. Une ancienne sommité locale, communiste. Fusillé pendant la 2ème guerre mondiale, c'est lui qu'on voit sur le cours de tennis, ci-dessus, juste avant son arrestation (bon, on ne s'énerve pas, Pivert, je rigole à bon compte). Et Denise Albert, ancienne résistante et toujours résistante. Et le Maire actuel.

Je prends les contacts, je t'en reparle.

Bonne nuit, Marceau.

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