
La fatigue a en commun avec la robe de mariée qu'on ne s'en sépare qu'après l'avoir traînée. En celà la fatigue se pose en maîtresse quasi-abusive, toute à ses charmes baroques et inconsciente de ses travers de balayette à bordures dorées.
Le fil électrique fatigué se noue; posture protestataire obstructive. Il n'est pas jusqu'au tiroir de la commode Ikea qui ne fasse geste de fatigue par un blocage astucieux en milieu de parcours, laissant dépasser les cohortes de chaussettes en révolte contre leur cage en carton, elles-mêmes prêtes à former cortège et entonner la sarabande des textiles en colère.
La fatigue est la hantise des périphériques et le nanan des bonimenteurs.
La fatigue est un barrage à la chinoise, lourde, massive, prête à éclater à tout moment et ensevelir jusqu'à la particule atomique d'insouciance.
Marceau, cher Camarade de lutte, passons par les armes les troupeaux de vilains qui endeuillent l'intelligence humaine de leur insatiable connerie, épargnons les parangons de l'éternité rigolarde, dans le désordre Louis Ducatel, le général Bigeard, l'ancien directeur de la communication de la SNCF dans les années 80, Jean Pichon, Jean-Pierre Gaillard, Marcel Barbu, l'ancien Maire de Sète Soldani, Alain Madelin, Monty, feu Mike Brant, Ringo (le mari de Sheila) et tant d'autres.
Mais le temps est venu d'un vibrant Requiem pour une fatigue humaine.
L'ennemie du Peuple, l'affameuse des vitalistes (elle a bien raison, je hais les vitalistes), la Mata Hari des insomniaques.
Elle n'a pas eu Hitler, Soupault aurait pu la suppléer mais ne lui manquait que son revolver.Elle m'a eu. Je prétends résister au temps, elle m'envoit me coucher. Un comble.
Tu n'as pas une vieille motion du PSOP condamnant la fatigue?
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